Sana #2 Exposition et rencontre

Exposition du 9 janvier à fin février 
Présentation de l’édition et rencontre
Vendredi 12 janvier à partir de 18h
Entrée libre, pour tous

Disparition : suspension : transformation (2016-2017)
Il existe actuellement une zone à Saint-Hilaire du Touvet, sur le Plateau des petites roches, où des sanatoriums ont été construits dans les années 1930. Ces anciens hôpitaux abandonnés dans la forêt sont repeuplés par de nouveaux usages. Depuis 2015, plusieurs artistes sont invités en résidence dans le village pour réunir des récits, des objets, des sons, des images, des trajectoires autour de ces lieux. A l’issue d’une deuxième année de travail, l’équipe artistique publie une micro-édition et présente quelques fragments d’une réflexion sur ce que nous raconte la zone.
www.les-sana.net

Production : ex.C.es (expérience Création essai)
Equipe artistique : Djamila Daddi-Addoun, Marie Moreau, Sandra Moreaux, Adeline Raibon, Julien Vadet.

Toute la bibliographie:  ici (en cliquant sur la couverture, plus de détails!)

Et les films:
Stalker de Andreï Tarkovski (URSS | 1984 | 161 minutes | 35 m
Editions Potemkine http://www.potemkine.fr/Potemkine-fiche-film/Stalker-version-restauree/pa11m5pr22413.html
Dans un pays indéterminé où règne la désolation, la Zone est une région mystérieuse et dangereuse, où seuls les Stalkers, des passeurs, osent s’aventurer. L’un d’eux tente d’emmener un écrivain et un scientifique à l’intérieur de cette Zone, jusqu’à une chambre où leurs désirs les plus chers pourront être exaucés…

L’ordre de Jean-Daniel Pollet (France I 1973 I 44 minutes)

Chats errants  Zones temporaires d’inutilité de Yaël André (Allemagne, France, Belgique | 2007 | 68 minutes | Super 16 mm°
Cobra films http://www.film-documentaire.fr/4DACTION/w_fiche_film/18505_1
La réalisatrice a suivi dans diverses villes d’Europe des « dames à chats », qui l’ont menée vers des terrains vagues habités par les chats errants. À Bruxelles, Hambourg et Rome, il y a des lieux de libertés, les terrains vagues : le domaine des chats errants et des femmes qui viennent les nourrir. Puzzle d’éléments apparemment disparates, ce documentaire noue plusieurs fils : une visite guidée dans les terrains vagues de Bruxelles, Hambourg et Rome, des images de chats errants et de leurs dames à chats, l’une ou l’autre chorégraphie des gestes quotidiens, une interrogation sur la cartographie (et l’usage commun de l’espace), quelques clins d’œil ironiques sur l’ordre et le désordre, et une constatation sur l’impossibilité de l’inutile.

Alpi  de Armin Linke 5Allemagne | 2011 | 64 minutes | 16 mm Studio Armin Linke)
Fruit d’un long travail de recherche, ce film est un voyage dans un monde aux teintes discordantes. Son paysage prend successivement la forme d’un décor de film Bollywood, d’un modèle de station de ski construite dans le désert, d’un lieu de repos ou d’un lieu de rencontre de l’élite de la finance… Ayant recours à des images concrètes et à l’imaginaire, à la matière et l’artifice, Armin Linke a créé un kaléidoscope de visions, un prisme qui est un paradigme de notre temps. fabian@arminlinke.com

Troisième printemps de Arnaud de Mézamat (France | 2016 | 80 minutes | Super 8 mm & DV Cam) ,
Abacaris films http://www.film-documentaire.fr/4DACTION/w_fiche_film/17160_1
Connue de peu de personnes, la Pouponnière d’Antony, près de Paris, a pourtant été l’un des grands lieux du soin psychique en France. La vie quotidienne dans ce lieu sans équivalent y fut filmée en 1999, quelques mois avant sa disparition. Seize ans plus tard, le réalisateur revient sur ces images inédites pour témoigner du travail qui s’inventait dans ce lieu d’accueil des enfants petits.

Vincennes, l’université perdue de Virginie Linhart (France | 2016 | 95 minutes)
Agat films & Cie, ARTE France https://www.youtube.com/watch?v=EeNX0EDbFWU
Dans le bois de Vincennes, jadis, il existait une université révolutionnaire. Là-bas, les fils de bonne famille pouvaient s’instruire aux côtés d’étudiants venus du monde entier, le bachelier studieux côtoyait des femmes et des hommes aux parcours sinueux. Là-bas, on expérimentait : suppression des cours magistraux, des limites d’âge, ouverture aux paysans, aux ouvriers et aux non diplômés, naissance d’un département de psychanalyse, de cinéma, création de cours du soir pour les salariés, d’un souk, d’une crèche… Autant de choses impensables pour un pouvoir gaulliste à bout de souffle, protecteur d’un monde ancien. Mai-68 est passé par là et pendant douze ans, Vincennes vit, s’agite, dérange, attirant les meilleurs professeurs du pays, marqués (très) à gauche : Michel Foucault, Gilles Deleuze, Hélène Cixous, François Châtelet, JeanFrançois Lyotard, Madeleine Rebérioux, Jacques Rancière ou encore Robert Castel. « La forêt pensante » devient le lieu de référence mélangeant militantisme et apprentissage. Les luttes sont quotidiennes. La castagne aussi, entre gauchistes et communistes, étudiants et policiers, anarchistes et démocrates… Mais ce joyeux chaos se trouve notamment miné par des affaires de drogue. Le prétexte idéal pour détruire Vincennes à l’été 1980.

Que reste-t-il de ces douze années bouillonnantes ? Physiquement, rien, pas même une plaque. Vincennes a tout simplement été effacée de la surface de la terre, telle une pustule défigurant le visage lisse de la France giscardienne. Mais Vincennes reste vivante dans les esprits de ceux qui la fréquentèrent. Leurs souvenirs, associés à des images d’archives rares, nourrissent ce superbe documentaire tout à la fois touchant et politique. À travers son film, la réalisatrice Virginie Linhart – fille de Robert, qui enseigna la philosophie à Vincennes – rappelle qu’une autre façon d’enseigner, moins compétitive, moins discriminante, a existé en France. Et que ce modèle a fonctionné.

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